L’intégration du PAE aux programmes de gestion d’invalidité mène à de meilleurs résultats et offre des avantages économiques

Une nouvelle étude effectuée par le Groupe recherche Morneau Shepell démontre clairement que l’intégration d’un programme d’aide aux employés (PAE) et d’un programme de gestion de l’invalidité de courte durée (ICD) peut réduire de façon significative la durée des congés d’invalidité, quelle qu’en soit la cause.

Sommaire

De nombreuses organisations canadiennes offrent à leurs employés un régime d’assurance invalidité de courte durée dont les primes sont payées en totalité ou en partie par l’employeur. Cet investissement, pris en charge par les organisations dans le but d’assurer un revenu aux employés absents en raison d’une maladie ou d’une blessure non liée au travail, constitue pour bon nombre d’entre elles un facteur important de la hausse du coût des avantages sociaux. Les organisations ressentent les répercussions financières non seulement des coûts directs évidents attribuables aux perturbations découlant des absences, y compris les interventions médicales et pharmacologiques, le maintien du salaire, le remplacement des employés absents, la baisse de la production et les litiges, mais également des coûts indirects associés au recrutement et à la formation, à la productivité de la main-d’oeuvre, aux problèmes de qualité et de service à la clientèle, ainsi qu’au temps de gestion. Ces coûts considérables et croissants signifient que les organisations doivent adopter une stratégie permettant de s’attaquer aux problèmes sous-jacents des absences et aux obstacles nuisant au retour au travail.

La recherche montre clairement que de nombreux congés d’invalidité de courte durée (ICD) ont des causes qui, bien qu’appuyées par un diagnostic médical, sont concomitantes à un problème comportemental, psychologique ou psychosocial qui influe sur l’incidence et la durée des absences. Pour bien comprendre comment atténuer le risque d’absence ou réduire la durée des absences, il est important de tenir compte de l’interdépendance entre les problèmes de nature comportementale, mentale et physique et de ses conséquences sur la gravité du problème de santé.

En principe, il est difficile de résoudre les problèmes complexes et interdépendants qui contribuent au congé d’invalidité et à sa durée en recourant uniquement à un programme de gestion de l’invalidité. En l’absence d’une évaluation spécialisée et d’un soutien adéquat, le rétablissement et le retour au travail peuvent être retardés de façon importante, même dans les dossiers où les problèmes de santé mentale ne jouent qu’un rôle secondaire.

Un programme intégré d’aide aux employés (PAE) et de gestion d’ICD constitue une forme de « gestion des risques », un domaine en émergence dans la gestion des risques associés aux effectifs et du contrôle des coûts des soins de santé, grâce à une meilleure compréhension des aspects sous-jacents et interdépendants de la santé mentale et comportementale dans un dossier d’invalidité et à l’obtention, le plus rapidement possible, de renseignements supplémentaires et de soutien. La particularité d’un programme combiné réside dans le fait qu’il peut être planifié et mis en oeuvre dans le but précis de résoudre les problèmes sur le continuum de la santé, de la prévention au rétablissement.

Aux fins de ce rapport, Morneau Shepell a examiné les données du PAE et des programmes de gestion d’ICD de 198 organisations au cours de la période d’un an se situant du 1er janvier au 31 décembre 2010. L’étude portait sur deux groupes. Le premier comptait 108 organisations et offrait un programme intégré PAE/gestion d’ICD fourni par Morneau Shepell. Le groupe témoin était formé de 90 organisations dotées d’un programme de gestion d’ICD fourni par Morneau Shepell, mais pas d’un PAE.

Nombre d’organisations

Les résultats indiquent que les organisations qui offraient un programme intégré PAE/gestion d’ICD fourni par Morneau Shepell obtenaient un taux d’absence inférieur (durée moyenne) comparativement au groupe sans programme intégré PAE/gestion d’ICD. Cela équivaut à une durée d’ICD plus courte de 31,05 % lorsque les programmes sont intégrés.

Durée moyenne de l’ICD

Dans le groupe d’organisations offrant un programme intégré PAE/gestion d’ICD, cette réduction significative de la durée du congé d’ICD s’accompagne d’une réduction des coûts directs et indirects liés à l’absence, ce qui n’est pas le cas dans le groupe offrant uniquement un programme de gestion d’IDC.

À l’exception des néoplasmes (tumeurs traditionnellement associées au cancer, mais non synonymes de cancer) et des anomalies congénitales (présentes à la naissance), les congés d’ICD de toutes les catégories thérapeutiques du groupe offrant des programmes intégrés étaient de plus courte durée que ceux du groupe offrant uniquement un programme de gestion d’ICD.

Les résultats mettent en lumière l’efficacité de l’intégration d’un PAE et d’un programme de gestion d’IDC où l’approche en matière de santé consiste à optimiser le rétablissement de l’employé et la rapidité de son retour au travail.

Durée moyen de l’ICD selon le problème de santé

Programme d'invalidité intégrée PAE et - Avril 2014 (PDF)