Le vrai visage de l’absentéisme au travail

La présente étude conclut que les employeurs peuvent réduire l’absentéisme, la perte de productivité et des coûts considérables lorsqu’ils comprennent les causes de l’absentéisme dans leur organisation et qu’ils adoptent des stratégies ciblées pour les éliminer. Or, de nombreuses organisations n’exercent pas un suivi rigoureux des absences et croient que les billets médicaux qu’elles exigent pour justifier les absences sont une mesure adéquate pour les gérer.

52 % des absences occasionnelles ne sont pas liées à la maladie.

L’analyse des données recueillies auprès d’un groupe représentatif d’employés, d’employeurs et de médecins a permis de déterminer que les causes d’absence sont tout aussi susceptibles d’être liées ou non à la maladie, particulièrement en présence de certains facteurs professionnels. En outre, les absences se prolongent souvent parce que les employés sentent que leur maladie ne peut être accommodée par leur milieu de travail ou qu’ils craignent de revenir au travail. Afin de lutter plus efficacement contre l’absentéisme, les employeurs devraient mettre en place un système de signalement et de suivi des absences, éliminer les facteurs professionnels précis qui touchent les absences liées ou non à la maladie et s’assurer que des ressources spécialisées sont disponibles pour aider à surmonter les obstacles au retour au travail des employés en congé d’invalidité.

Sommaire

Malgré tout ce que l’on a pu lire sur les milliards de dollars que coûte l’absentéisme à l’économie canadienne et les preuves qui montrent l’effet atténuant des stratégies intégrées de gestion des absences, les employeurs ne sont pas nécessairement conscients de la portée et des causes de l’absentéisme dans leur propre organisation. La présente étude du Groupe recherche de Morneau Shepell a été réalisée auprès d’employés, d’employeurs et de médecins, et vise à mieux comprendre les facteurs prédictifs sous-jacents à l’absentéisme dans le but de définir des solutions efficaces.

  • L’étude a permis de constater que plus de la moitié (52 %) des absences occasionnelles ne sont pas liées à la maladie.
  • On a observé que les facteurs professionnels permettent de prédire la relation entre les absences occasionnelles et le fait qu’elles sont liées ou non à la maladie.
  • L’étude a également permis de découvrir que la probabilité que les absences ne soient pas liées à la maladie (c’est-à-dire qu’elles ne sont pas attribuables à un problème de santé physique ou mentale) est plus élevée lorsque l’employé a fait état de stress au travail et que l’employeur n’a pas favorisé le mieux-être mental.

Lors de l’analyse des solutions existantes, les médecins eux-mêmes ont remis en question l’usage actuel des billets médicaux.

  • Plusieurs médecins ont indiqué que ces billets n’ont aucune valeur médicale et qu’il s’agit d’une utilisation inappropriée de leur temps. Seulement 5 % des médecins qui ont formulé des commentaires ont indiqué que les billets médicaux avaient une certaine valeur dans la gestion de l’absentéisme.
  • Dans le cas des absences occasionnelles et des congés d’invalidité, les médecins ont souligné que les employeurs devaient assumer une plus grande responsabilité et s’investir davantage dans la résolution de problèmes concernant l’absence des employés. Les réponses des employés en ce qui a trait aux absences occasionnelles vont dans le même sens, mais dans une perspective de prévention plutôt que de résolution de problèmes.

Selon les participants, le présentéisme constitue également un problème.

  • Les employés sont plus nombreux que les employeurs à affirmer que le présentéisme constitue un problème grave dans leur milieu de travail.
  • Un manque de soutien organisationnel au mieux-être mental s’avère être un facteur prédictif du présentéisme ainsi que des absences non liées à la maladie.

Les résultats de l’étude donnent à penser que les absences ne sont pas aléatoires. Les employeurs peuvent avoir une influence sur les facteurs prédictifs des absences liées et non liées à la maladie.

Trois recommandations de base sont formulées dans la section Conclusion du présent rapport, ainsi que le raisonnement qui les sous-tend et les caractéristiques essentielles suggérées pour chacune :

  1. mettre en place un système de signalement et de suivi des absences;
  2. s’assurer que des ressources spécialisées en résolution de problèmes sont disponibles pour aider à surmonter les obstacles au retour au travail des employés en congé d’invalidité ainsi que pour soutenir ceux dont les problèmes de santé chroniques ont une incidence sur le travail; et,
  3. évaluer et éliminer les facteurs professionnels précis qui sont prédictifs des absences liées ou non à la maladie.

Téléchargez : Le vrai visage de l’absentéisme au travail (pdf)

Communiquez avec nous dès aujourd’hui pour obtenir de l’aide quant à votre stratégie de gestion des absences.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’enquête, envoyez un courriel à l’adresse recherche@morneaushepell.com.